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On n'a pas fini d'être étonné...
En avril 2021, des scientifiques ont annoncé avoir découvert une momie égyptienne enceinte, un cas unique, dans les collections du Musée national de Varsovie. Ils ont mené une nouvelle étude sur les restes vieux de 2.000 ans pour comprendre comment le fœtus avait pu rester préservé si longtemps.
Retour dans le temps. En avril 2021, des archéologues polonais ont annoncé avoir identifié, pour ce qui semble être la première fois, une momie égyptienne de femme enceinte. La dépouille était conservée au Musée national de Varsovie depuis 1917 et exposée avec le sarcophage. Jusqu'ici, le décryptage de ses hiéroglyphes l'avait toutefois attribué à un prêtre nommé Hor-Djehuty.
En effectuant des radios, les chercheurs ont rapidement constaté qu'il y avait erreur sur l'individu, confirmant des soupçons déjà avancés en 2016. Les os du défunt étaient trop délicats, les organes reproducteurs masculins étaient absents et une reconstruction en trois dimensions avait semblé montrer la présence de seins.
Les nouvelles images ont cependant mis en évidence un détail plus inattendu : une forme dans le ventre de la femme. "Cette momie est vraiment unique. Nous n'avons pas été en mesure de trouver des cas similaires. Cela signifie que notre momie est la seule connue au monde avec un fœtus", avait déclaré Wojciech Ejsmond, archéologue de l'Académie polonaise des Sciences.
Les analyses ont permis d'avancer que la défunte avait entre 20 et 30 ans et était enceinte de 26 à 30 semaines au moment de sa mort survenue il y a un peu plus de 2.000 ans. "Nous ne savons pas pourquoi le fœtus n'a pas été sorti du ventre de la défunte lors de la momification", avait concédé le spécialiste, co-directeur du Warsaw Mummy Project.
"Au vu de nos résultats, ce n'est qu'une question de temps avant que la prochaine femme enceinte momifiée ne soit découverte", affirment-ils. De leur côté, les archéologues projettent de poursuivre leurs analyses pour en savoir davantage sur la mystérieuse défunte, sans oublier que "nous faisons face ici à une tragédie humaine que nous devons respecter", soulignent-ils.
(Extraits d'un article de "lemonde.fr" - Publié le 24 janvier 2022)
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