• "C" comme CLIFT

              

      


    Montgomery Clift


    (1920 - 1966)



     

    "C" comme CLIFT

     

     

    Fils d'un financier de Wall Street, "Monty", comme on prend très tôt l'habitude de l'appeler, est un vrai citadin, qui aura toute les difficultés du monde à rester en selle dans "La rivière rouge" (Red River, 1946). Né à Omaha, il n'a que douze mois lorsque sa famille vient s'établir à New York, siège des activités de M. William Brooks Clift. A quatorze ans, participant à un spectacle d'amateurs dans la petite ville de Sarasota, il se découvre une passion pour le théâtre. Cette révélation va bouleverser sa jeune existence. Comme M. Clift , n'est pas homme à contrarier une vocation, si jeune soit-elle, le jeune Monty peut tout à loisir poursuivre dans la voie qu'il est convaincu être la sienne.

    En 1935, il se produit pour la première fois, à Broadway, dans "Fly away home", une pièce mise en scène par Thomas Mitchell (le père de Vivien Leigh dans "Autant en emporte le vent"). Mais c'est à Elia Kazan, en 1943, qu'il doit son premier rôle important à la scène. Dans "The skin of hour teeth" de Thomas Wilder.

    Il a la chance de faire, en 1946, ses débuts au cinéma sous la direction de l'un des plus grands metteurs en scène du moment, Howard Hawks, et sous le patronage de John Wayne. Il attendra pourtant le jugement favorable des critiques pour admettre que sa performance était effectivement digne de celle d'un acteur. Jusqu'alors, il s'en était voulu d'avoir trop tôt abandonné le théâtre. Dès son troisième film, "L'héritière" (The Heiress, 1949), il s'impose comme l'une des plus nouvelles stars montantes du cinéma américain. Sa sensibilité frémissante, cette fragilité interne, que l'on pressent déjà dans son regard fiévreux et exalté, et son extrême photogénie rencontrent d'emblée la sympathie du public. "Une place au soleil" (A Place in the Sun, 1951) où il forme, avec Elizabeth Taylor, l'un des plus beaux couples de cinéma, achève de le consacrer.

    Monty n'a que trente et un ans, mais il a déjà parcouru les deux tiers de son existence. Éternel inquiet et d'une sensibilité d'écorché, il projette dans ses rôles sa troublante personnalité et ses angoisses. En 1956, un terrible accident de voiture, alors qu'il vient de fêter le début du tournage de "L'arbre de vie" (Raintree Country, 1957), avec son amie Elizabeth Taylor, le laisse physiquement et moralement brisé. Ce visage si beau, il faut le remodeler patiemment. Mais Monty a vieilli de quinze ans, et jamais plus une impression de stupeur hagarde ne quittera ce masque, où continuera néanmoins à briller son regard fiévreux.

    Plus solitaire que jamais, c'est pourtant au lendemain de cette épreuve qu'il tournera ses meilleurs films. "Le fleuve sauvage" (Wild river, 1959), notamment, où les crises internes de l'acteur profiteront au héros. A cette époque, Monty, qui n'est déjà plus que l'ombre de lui-même, verse dans l'alcoolisme. "Les désaxés" (The Misfists, 1960) seront son chant du cygne. Dans ce film, sur lequel, en raison du destin tragique que connurent ses interprètes, on a toujours voulu voir planer une malédiction, il demeure pourtant à l'écart, dans l'ombre de Marilyn Monroe et de Clark Gable. Comme si l'intérêt de ce rôle lui avait quelque peu échappé.

    Après l'échec commercial de "Freud, passion secrètes" (Freud, 1962) et sa discrète apparition dans "Jugement à Nuremberg" (Judgment at Nuremberg, 1961), il se tiendra éloigné des écrans pendant quatre ans. "L'espion", qui clôt la vie et la carrière de l'acteur, n'aura d'autre valeur que sentimentale.

    Il décède le 23-07-1966 à New York.

     

     


    Mes 3 films préférés


     

     

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    (Pour en savoir plus sur l'un de ces films, cliquez sur son image)

     

    Coup de chapeau

     

    @forever

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 22 Juillet à 08:13

    Bonjour Fred, 

    très bel article sur cette vedette du cinéma. 

    Passe une bonne journée, bisous, 

    Nadine

    gif animé,BONNE JOURNEE,bonjour,blinkie - DKA decoKlane

    2
    Jeudi 22 Juillet à 08:24

    BONJOUR FRED

    DANS MA JEUNESSE JE N'ALLAIS PAS VOIR CE GENRE DE FILM QUAND J'AVAIS L'OCCASION D'Y ALLER

    M'ETANT MARIEE TRES JEUNE AVEC UN BEBE UN MARI SOLDAT JE N'AI PAS EU TELLEMENT L'OCCASION D'ALLER AU CINEMA

    PUIS MON BB EST DECEDE LA ENCORE DES ANNEES SANS DISTRACTIONS LE COEUR N'Y ETAIT PAS

    MAIS JE ME SOUVIENS AVOIR VU CET ACTEUR A LA TV  JE NE ME SOUVIENS PAS DU TITRE MAIS IL ME SEMBLE QUE S'ETAIT UN FILM DE GUERRE???  BEL HOMME 

    BNNE JOURNEE

    AMICALEMENT 

    LILI

      • Jeudi 22 Juillet à 11:51

        Il s'agit certainement du "Bal des Maudits" qui est dans mon Hit-Parade ou alors "Tant qu'il y aura des hommes" (mais celui-ci se passe pendant la guerre mais n'est pas à proprement parlé un film de guerre.

    3
    Jeudi 22 Juillet à 08:29

    Fred j'ai du supprimer ton commentaire, il y a eu un souci sur la page...désolée.

    J'adore cet acteur...

    merci

    Arlette

    4
    Jeudi 22 Juillet à 10:38

    Un bon acteur, j'ai le souvenir du film " Tant qu'il y aura des hommes " interdit aux mineurs à sa sortie en salle de cinéma, cela m'intriguait, et quand je l'ai regarde beaucoup plus tard je me  suis demandé ce qu'il y avait de répréhensible.

    Bon jeudi, amitiés.

      • Jeudi 22 Juillet à 11:43

        En fait, on n'y voyait rien de répréhensible par les images... C'était plutôt suggéré... le côté sulfureux de l'épouse du capitaine (incarnée par la belle Deborah Kerr), vu qu'elle a une aventure extra-conjugale avec le sergent-chef (Burt Lancaster) avec en bonus, le fameuse scène sur la plage où ils s'embrassent. Le mouvement des vagues remplaçait le mouvement des corps des amants... Il faut se mettre aussi dans le contexte de l'époque (années 50) où le puritanisme américain était au plus haut ! Mais, il est vrai que lorsqu'on voit ce film aujourd'hui... 

    5
    Jeudi 22 Juillet à 17:02

    Coucou Fred ! Enfin un beau gosse smile! Parti trop tôt . 

    Bises bon jeudi !

    6
    Jeudi 22 Juillet à 20:36

    rE   BONSOIR

    JE PENSE QUE S'ETAIT TANT QU'IL Y AURA DES HOMME CE TITRE ME PARLE  

    BONNE SOIREE

    LILI

    7
    Jeudi 22 Juillet à 20:51

    Un grand acteur @. Un séducteur aussi...

    Bonne soirée.

    8
    Vendredi 23 Juillet à 09:23

    bonjour Fred tu vas bien

    je ne connais pas cet acteur

    dommage

    bon week-end et gros bisous

    Elyci

    9
    Vendredi 23 Juillet à 12:51

    Hier, pas facile avec les soucis dans les commentaires plus la maintenance...j'ai du laisser tomber.

    Arlette

    10
    Vendredi 23 Juillet à 12:55

    J'ai connu cet acteur, j'ai vu de ses films, il y a longtemps, c’est certain.

    Bisous et bon week-end

    Allison

    11
    Marianna
    Vendredi 23 Juillet à 13:31

    Merci Fred

     

    12
    Vendredi 23 Juillet à 18:06

    je connais un peu cet acteur, j'ai vu certains de ses films.

    Merci Fred pour cet article.

    Bonne soirée -Bisous-violette

    13
    Vendredi 3 Septembre à 12:26

    Très belle chronique !

    Outre The Misfits, je me rappelle (vaguement car il y a longtemps !) sa prestation très torturée dans "La Loi du silence" où, prêtre, il est déchiré entre le secret de la confession et son devoir d'homme.

    Je pense que comme beaucoup d'homosexuels à l'époque, a fortiori en raison de sa sensibilité extrême, sa vie à Hollywood a du être proche de l'enfer.

    En tant que spectatrice, je trouve un peu injuste l'oubli qui l'entoure aujourd'hui par rapport à James Dean qui, à mon avis tout à fait personnel, n'avait pas son talent.

    Bon week-end Fred !
    Bisous

      • Samedi 4 Septembre à 07:14

        En ce qui me concerne, le choix est trop entre CLIFT et DEAN car j'aimais beaucoup les deux comédiens. Ils ont en commun qu'ils étaient considérés comme des "extra-terrestre" à l'époque car géniales dans leurs interprétations et qu'ils eurent tous les deux une très courte carrière. Je te conseille un excellent livre le concernant, paru aux Editions France-Empire en 1980 : "MONTY, la vie déchirée de Montgomery Clift". A l'époque, il y en avait un troisième qui avait le même respect de l'ensemble de la profession, il s'agit bien sûr de Marlon BRANDO. Mais lui a eu une carrière beaucoup plus longue.

    14
    Samedi 4 Septembre à 22:17

    Avec Marlon Beando, on atteint le statut de "monstre sacré" he

    En plus ses prises de positions concernant les minorités et l'écologie étaient très avant-gardistes !

    Curieusement, même si je lui reconnais ses talents d'acteur, je n'ai pas adhérer au "mythe" et il n'a jamais suscité en moi l'émotion que j'ai pu ressentir un un Clift ou un Brando. Mais il faut bien admettre qu'ils sont entrés dans les légende, pour ceux qui ont un minimum de culture.

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